Que vous soyez victime, proche d’une victime ou témoin d’une quelconque violence, il est de votre devoir de dénoncer la situation. Si vous croisez une personne avec un point noir dessiné au creux de la paume, comprenez qu’il s’agit là d’un cri de détresse ! Alertez les autorités sans plus attendre !
En France, une femme décède tous les 3 jours, victime de violences conjugales de la part d’un compagnon ou d’un ex. Les hommes ne sont pas en reste non plus, un décès est dénombré tous les 14,5 jours. Des voix s’élèvent contre ce mal qui ronge la société et prend une ampleur exponentielle. Selon un rapport du Conseil de l’Europe, ce qui commence toujours par « une simple chicane de couple » occasionnerait plus de morts que les accidents de route, la guerre et le cancer !
La violence conjugale revêt plusieurs formes : elle peut être psychologique, par ces « violences verbales ordinaires » que l’on déverse dans le but de réduire et d’humilier l’autre. Les insultes, chantage, menaces, humiliation, dédain, sont aussi dévastateurs que les violences sexuelles ou physiques.
L’emprise d’un conjoint violent peut également s’exercer par le biais d’une domination financière et émotive. Il exerce main mise sur sa victime, la privant de toute autonomie ou lui imposant des interdits, allant jusqu’à s’immiscer dans ses fréquentations, ses goûts, sa façon de s’habiller et ses moindres faits et gestes. Souvent la victime sans ressources ou coupée de sa famille n’a pas d’autre choix que de rester avec son bourreau. La mobilisation des victimes comme des témoins est essentielle. Bien qu’en réalité, beaucoup se murent dans la honte, se sentent coupables ou responsables de ce qui leur arrive.