L’histoire qu’a vécue Nelly Bly sort tout droit d’un roman de fiction sauf que c’est la pure vérité. Elle se fait enfermer dans l’isoloir d’un asile pour femmes durant une dizaine de jours alors qu’elle était tout à fait saine d’esprit. Voici la vérité qui se cache derrière toute cette histoire.
Nellie Bly était journaliste
Nellie Bly n’est qu’un nom d’emprunt. Elle s’appelle réellement Elizabeth Cochran. Elle utilise ce pseudonyme car elle est journaliste et à la fin du 19e siècle, rares sont les femmes qui font partie d’une rédaction. En 1887, elle intègre le New-York World dont le rédacteur en chef n’est autre que Joseph Pulitzer.
Oui, le même qui a donné son nom au prix Pulitzer qui récompense les journalistes.
Nellie Bly doit prouver à Joseph Pulitzer qu’elle est une bonne journaliste et afin de lui donner toutes les cartes en main, il l’envoie faire un reportage dans un asile de fous pour femmes, le Blackwells Island Hospital à Roosevelt Island.
Elle intègre l’asile en se faisant passer pour folle
Nellie Bly s’invente des problèmes psychiatriques afin de se faire passer pour une dingue
Ça marche, elle est internée ! Elle reste dix jours dans l’hôpital.
Après être sortie, elle écrit son reportage, on est au tout début du reportage d’investigations. Son article fait la Une de toute la presse et fait scandale en dévoilant les conditions épouvantables des patientes et les horreurs des méthodes utilisées (nourriture avariée, eau souillée, bâtiments infestés).
Plus tard, elle continuera à faire ce journalisme clandestin, en se faisant passer pour quelqu’un d’autre. Elle militera pour le droit de vote des femmes et elle sera la figure de proue de cette cause pour laquelle elle atteindra son but en 1920. Deux ans plus tard, elle s’éteint à l’âge de 57 ans des suites d’une infection aux poumons.
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